La nouvelle presse états-unienne
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La nouvelle presse états-unienne
Médias - La qualité de la presse états-unienne est affectée par des réductions.
Mots clés : presse, effectifs, réductions, Média, Information, États-Unis (pays)
New York -- À force de réductions d'effectifs dans les rédactions, la presse américaine perd en qualité, selon une étude du Programme pour l'excellence dans le journalisme (PEJ) ayant été publiée hier.
Les journaux américains sont confrontés au défi d'accroître leurs revenus dans Internet. Ils doivent «trouver un moyen de monétiser la croissance rapide du lectorat dans le Web avant que les réductions d'effectifs dans leur rédaction ne les affaiblissent au point de faire disparaître leur avantage concurrentiel», souligne le rapport.
Les articles sont plus courts et les informations locales ou communautaires sont privilégiées. «Les journaux réduisent leurs ambitions» et se positionnent dans des «niches».
Même lorsque l'actualité internationale et nationale a droit de cité, elle est reléguée en pages intérieures. «Pour faire la une, il faut un événement important ou une histoire que l'on peut voir avec une perspective floridienne», explique Sharon Rosenhause, responsable du Sun-Sentinel, un quotidien basé dans le sud de la Floride.
Le PEJ a interrogé des responsables de rédaction de plus de 250 journaux et les rédacteurs en chef de journaux dans 15 villes pour déterminer l'impact des réductions d'effectifs sur la qualité des publications. L'étude montre que la presse consacre moins d'articles aux informations nationales et internationales et accorde moins de place à l'économie, à la science et aux arts.
Reste que 56 % des rédacteurs en chef jugent leur produit meilleur qu'il y a trois ans en raison d'une couverture plus ciblée. Les journaux jugent primordiale l'information locale et y consacrent une part croissante de leurs ressources en diminution.
«Ils donnent à l'actualité locale une part plus grande d'un gâteau plus petit», résume Lou Ureneck, président du département de journalisme de l'Université de Boston. Ce qui peut se comprendre, car c'est dans ce secteur qu'ils peuvent «développer la plus grande compétence et le lien le plus fort avec les lecteurs», estime-t-il.
Les journaux américains exploitent de plus en plus le Web pour diversifier leur lectorat, même si cela se fait parfois au détriment des ressources dévolues aux éditions sur papier journal. «Les rédacteurs en chef sont déchirés entre les avantages offerts par Internet et l'énergie» que demande la production en ligne de contenus de valeur «limitée, voire contestable», souligne l'étude.
Le Web accélère la diffusion des nouvelles, permet l'interaction avec le lecteur et ouvre un espace quasi infini à l'information. Mais il a aussi «érodé la base publicitaire des publications papier, qui est de loin la principale source de revenus pour financer des effectifs de journalistes importants», souligne M. Ureneck.
L'étude a été menée par l'institut Princeton Survey Research Associates International, du 29 janvier au 29 février. Plus de la moitié des journaux américains ayant un tirage d'au moins 100 000 exemplaires et plus de 30 % des journaux tirés entre 50 000 et 100 000 exemplaires y ont répondu.
Mots clés : presse, effectifs, réductions, Média, Information, États-Unis (pays)
New York -- À force de réductions d'effectifs dans les rédactions, la presse américaine perd en qualité, selon une étude du Programme pour l'excellence dans le journalisme (PEJ) ayant été publiée hier.
Les journaux américains sont confrontés au défi d'accroître leurs revenus dans Internet. Ils doivent «trouver un moyen de monétiser la croissance rapide du lectorat dans le Web avant que les réductions d'effectifs dans leur rédaction ne les affaiblissent au point de faire disparaître leur avantage concurrentiel», souligne le rapport.
Les articles sont plus courts et les informations locales ou communautaires sont privilégiées. «Les journaux réduisent leurs ambitions» et se positionnent dans des «niches».
Même lorsque l'actualité internationale et nationale a droit de cité, elle est reléguée en pages intérieures. «Pour faire la une, il faut un événement important ou une histoire que l'on peut voir avec une perspective floridienne», explique Sharon Rosenhause, responsable du Sun-Sentinel, un quotidien basé dans le sud de la Floride.
Le PEJ a interrogé des responsables de rédaction de plus de 250 journaux et les rédacteurs en chef de journaux dans 15 villes pour déterminer l'impact des réductions d'effectifs sur la qualité des publications. L'étude montre que la presse consacre moins d'articles aux informations nationales et internationales et accorde moins de place à l'économie, à la science et aux arts.
Reste que 56 % des rédacteurs en chef jugent leur produit meilleur qu'il y a trois ans en raison d'une couverture plus ciblée. Les journaux jugent primordiale l'information locale et y consacrent une part croissante de leurs ressources en diminution.
«Ils donnent à l'actualité locale une part plus grande d'un gâteau plus petit», résume Lou Ureneck, président du département de journalisme de l'Université de Boston. Ce qui peut se comprendre, car c'est dans ce secteur qu'ils peuvent «développer la plus grande compétence et le lien le plus fort avec les lecteurs», estime-t-il.
Les journaux américains exploitent de plus en plus le Web pour diversifier leur lectorat, même si cela se fait parfois au détriment des ressources dévolues aux éditions sur papier journal. «Les rédacteurs en chef sont déchirés entre les avantages offerts par Internet et l'énergie» que demande la production en ligne de contenus de valeur «limitée, voire contestable», souligne l'étude.
Le Web accélère la diffusion des nouvelles, permet l'interaction avec le lecteur et ouvre un espace quasi infini à l'information. Mais il a aussi «érodé la base publicitaire des publications papier, qui est de loin la principale source de revenus pour financer des effectifs de journalistes importants», souligne M. Ureneck.
L'étude a été menée par l'institut Princeton Survey Research Associates International, du 29 janvier au 29 février. Plus de la moitié des journaux américains ayant un tirage d'au moins 100 000 exemplaires et plus de 30 % des journaux tirés entre 50 000 et 100 000 exemplaires y ont répondu.






