Les BS de LUXE

Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La PIEUVRE DESMARAIS

Message par Le Lion le Sam 3 Juil - 23:48:06


Je me demandais souvent comment il se faisait qu'on me lisait même en Chine, j'ai ma réponse.

Adaptation
02 juillet 2010
Inspiration Pierre Dubuc (Extraits entre guillemets)
L'Aut'Journal, article titré Le SCRS, la Chine et les Desmarais

Le directeur du SCRS, Richard Fadden, (S ervice C anadien du R enseignement et de la S écurité) dans une entrevue à CBC la veille de l’arrivée en sol canadien du président chinois Hu Jintao pour le Sommet du G-20, a laissé entendre que deux ministres provinciaux et des conseillers municipaux étaient sous « influence d’un pays étranger », c'est-à-dire la Chine.

«Ses propos ont créé un malaise certain au sein de la communauté chinoise et ont mis dans l’embarras le gouvernement Harper qui, après s’être d’abord montré fort tiède à l’égard de la Chine, en fait maintenant une priorité pour les relations commerciales du Canada, étant donné les difficultés du principal partenaire économique du pays, les États-Unis.»

Sa déclaration incendiaire rappelle celle qu'avait faite un autre ex-membre du Conseil Privé (Étude du premier ministre), Giulano Zaccardelli alors directeur de la GRC à l’époque de Jean Chrétien.

Dans son livre « Dispersing the Fog, Inside the secret world of Ottawa and the RCMP », le journaliste Paul Palango, ancien national editor du Globe and Mail, raconte que, cinq jours après sa nomination par Jean Chrétien, Giulano Zaccardelli avait déclaré : «Pour la première fois dans ce pays, nous voyons les signes d’organisations criminelles si sophistiquées qu’elles cherchent à déstabiliser certains aspects de notre société. Ce sont des organisations criminelles qui cherchent à déstabiliser notre système parlementaire.»

''Il faisait référence au Projet Sidewinder, une enquête conjointe de la GRC et du SCRS, entreprise huit années auparavant par suite de la découverte d’irrégularités au consulat canadien à Hong Kong. Les enquêteurs en étaient venus à s’intéresser aux liens entre le gouvernement chinois, les triades criminelles chinoises et certains hommes d’affaires et politiciens canadiens influents.''

Quand on rapporta à Chrétien les propos de son nouveau chef de la Gendarmerie Royale du Canada, il était furieux et pour cause, sa fille ayant marié un fils Desmarais.

Il venait de le nommer en remplacement de Philip Murray, congédié parce que Chrétien l’avait tenu personnellement responsable de la tentative d’assassinat dont il avait été victime, lorsqu’un dénommé André Dallaire s’était introduit au 24 Sussex Drive en pleine nuit avec un couteau. N'eût été de la présence d'esprit de sa femme, il serait peut-être mort là. Et comme Aline lui avait recommandé chaudement l'italien pour des raisons bassement électoralistes, il l'avait entériné. Et les policiers fédéraux de Murray avaient pris 7 bonnes minutes à intervenir.

«Survenu à peine une semaine après le référendum d’octobre 1995, alors que plusieurs au Canada anglais tenaient Chrétien responsable du quasi-échec, l’assassinat du premier ministre par un Québécois s’affichant comme nationaliste, aurait provoqué une crise majeure – de la même ampleur que la Crise d’Octobre – au moment où le Canada anglais croyait dur comme fer que Lucien Bouchard, qui venait de succéder à Jacques Parizeau comme premier ministre du Québec, déclencherait rapidement des élections et un autre référendum, gagnant celui-là.»

Le Projet Sidewinder


Or Zaccardelli faisait référence au Projet Sidewinder et les hommes d’affaires canadiens dans la mire de la GRC étaient les Desmarais de Power Corporation, auxquels il était lié politiquement et personnellement, sa fille ayant épousé André Desmarais.

«Dans Ces espions venus d’ailleurs. Enquête sur les activités d’espionnage au Canada (Stanké), les auteurs Fabrice de Pierrebourg et Michel Juneau-Katsuya rappellent que la famille Desmarais courtise depuis plusieurs décennies la Chine où elle a des intérêts considérables et que le gouvernement libéral de Jean Chrétien faisait du commerce avec la Chine sa priorité numéro 1...» comme aujourd'hui Harper.

Et il se trouve que depuis 1997, «André Desmarais, de Power Corporation, a eu le rare privilège pour un Occidental de devenir membre du conseil d’administration de CITIC Pacific (China International Trust Investment Company)».

«Basé à Hong Kong, CITIC est un puissant et tentaculaire conglomérat chinois fondé en octobre 1979 sous la houlette et avec la bénédiction du Parti communiste chinois. Selon de Pierrebourg et Juneau-Katsuya, CITIC « brasse des affaires directement ou indirectement dans plusieurs domaines, de l’immobilier aux transports, en passant par les télécommunications et même l’armement via China Poly Group, elle-même compagnie satellite de l’Armée populaire de libération. CITIC, affirment plusieurs spécialistes, serait aussi un repaire extraordinaire d’officiers de renseignement.»

Selon eux, l’opération Sidewinder « a pour la première fois exposé les efforts considérables déployés par la Chine pour infiltrer, et éventuellement piller, l’économie canadienne ».

« Plus préoccupant encore, ajoutent-ils, les enquêteurs du SCRS et de la GRC mobilisés par ce projet depuis mai 1996 ont démontré l’existence d’une alliance formée pour l’occasion par un trio infernal : services secrets chinois, triades mafieuses et hommes d’affaires chinois».

De Pierrebourg et Juneau-Katsuya affirment en citant une étude du SCRS que le Canada perd « annuellement entre 10 et 12 milliards de dollars en raison de l’espionnage économique et industriel.», aux mains de la Chine.

Figurez-vous que la Chine a plus de cent vingt diplomates en poste au Canada, deux fois plus qu’aux États-Unis et, contrairement aux États-Unis, à la Grande-Bretagne et l’Australie où « on compte en moyenne un cas par mois d’espionnage économique ou industriel chinois déposé devant les tribunaux, jamais au Canada une seule personne n’a été accusée pour cette activité illicite.»

Des députés et ministres exercent des pressions en ce sens pour soustraire les mafieux à l'a justice canadienne, ainsi que des chefs de grandes entreprises ou d’associations commerciales qui font affaire avec la Chine. En effet, le premier rapport Sidewinder, dont le titre était Chinese Intelligence Services and Triads Financial Links in Canada, a été purement et simplement jeté à la poubelle en 1997 sur les ordres de Jean Crétin.

«Aujourd’hui encore, soutiennent les auteurs de Ces espions venus d’ailleurs, plusieurs personnes interrogées dans le cadre de notre enquête et très au fait du dossier Sidewinder demeurent convaincues qu’il y a eu ingérence politique au plus haut niveau pour torpiller le rapport et en discréditer les auteurs. Lorsqu’on leur demande de préciser leur pensée, de citer des noms, elles s’enferment dans leur mutisme. Par peur des poursuites. Il faut dire que certains ont payé cher leur franc-parler, en voyant leur carrière ruinée. »

Un « deal » Chrétien-Zaccardelli


Dans « Dispersing the Fog », Paul Palango avance une hypothèse plus précise sur les motifs et les circonstances de la mise au rancart du Projet Sidewinder. Il affirme que, lors d’une rencontre houleuse qui a suivi les déclarations du directeur de la GRC, Zaccardelli et Chrétien auraient conclu une entente: «Le projet Sidewinder était écarté, mais Chrétien ne se mêlerait pas des affaires de la GRC et Zaccardelli aurait les mains libres.»

Et comme par hasard, quelque temps après cette rencontre, Zaccardelli aura l’aval du Conseil du Trésor fédéral pour l’achat d’un avion deux moteurs de neuf sièges Piaggio P180. Le prix de cet avion italien pour les besoins personnels du chef de la GRC : 10 millions $. Zaccardelli dépensera également 180 000 $ pour la rénovation de son bureau, dont 42 000 $ pour une salle de bains avec du marbre venu d’Italie et un lavabo en or. (Dire que les fédérastes rappellent encore occasionnellement la toilette en or de Pauline Marois.) Un autre 30 000 $ a été consacré à l’achat de meubles en cuir fin Natuzzi.

La GRC, on s'en rappellera, aura aussi bénéficié du scandale des commandites comme l’a révélé la vérificatrice générale Sheila Fraser . L’agence de renseignement recevra illégalement 3 millions $ pour célébrer son 125e anniversaire.

''Gratte-moi le dos, je gratterai le tien.''


«Zaccardelli s’est montré beau joueur. Lors de l’élection fédérale de 2005, il a fait quelque chose de très inhabituel. Répondant à la demande d’une députée néo-démocrate, il confirmait que la GRC menait une enquête criminelle sur le ministre des Finances Ralph Goodale à propos de délits d’initiés dont auraient profité des libéraux suite aux changements fiscaux apportés aux fiducies.»... par Paul Martin.

La nouvelle a précipité la chute des libéraux de Paul Martin et entraîné la victoire du Parti conservateur de Stephen Harper, à la grande satisfaction, selon Palango, de Jean Chrétien qui n’avait jamais pardonné à son successeur de lui avoir montré la porte, mais surtout de l’avoir traîné dans la boue avec la Commission Gomery sur le scandale des commandites.

Conclusion sur Richard Fadden


Lors de sa comparution prochaine devant le comité de la Chambre des communes, il ne faut pas s'attendre à ce que La Presse ou les autres médias gescasiens de Power Corporation nous dévoilent les dessous de cette « ténébreuse affaire ».

Le Lion
Administrateur

Masculin
Nombre de messages: 2968
Localisation: Montréal
Date d'inscription: 20/10/2007

Voir le profil de l'utilisateur http://tribunes.forumslog.com

Revenir en haut Aller en bas

Page 2 sur 2 Précédent  1, 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum